CESSION · ACQUISITION · TRANSMISSION

Cession et acquisition d’un cabinet, d’une patientèle ou d’une officine

Sécuriser juridiquement la transmission d’une activité de santé, de la première négociation jusqu’au transfert effectif.

J’accompagne les Médecins, Chirurgiens-dentistes et Pharmaciens, qu’ils soient cédants ou acquéreurs, dans les opérations portant sur une patientèle, un cabinet, une société d’exercice ou une officine : structuration de l’opération, audit, négociation, actes, conditions suspensives, financement et organisation du transfert.

Médecins  ·  Chirurgiens-dentistes  ·  Pharmaciens  ·  Patientèle  ·  Titres  ·  Officine

DÉFINIR L’OPÉRATION

Que cède-t-on ou qu’acquiert-on réellement ?

Patientèle

L’opération peut porter sur la patientèle ou les droits de présentation attachés à l’activité du professionnel.

Cabinet

Patientèle, matériel, équipements, droit d’occupation des locaux, contrats et autres éléments nécessaires à la poursuite de l’activité.

Titres de société

L’acquéreur reprend tout ou partie des titres de la société d’exercice, qui conserve alors son patrimoine, ses contrats et son historique.

Officine

Pour les Pharmaciens, l’opération peut porter sur le fonds exploité ou sur les titres de la société exploitant l’officine.

CÉDANT OU ACQUÉREUR

Une même opération, mais des enjeux différents

Le cédant cherche notamment à sécuriser le prix, le calendrier, les conditions de son départ et les conséquences fiscales et patrimoniales de la transmission.

L’acquéreur doit, de son côté, comprendre précisément ce qu’il reprend, vérifier la situation de l’activité ou de la société, obtenir son financement et s’assurer que les conditions nécessaires à son installation seront effectivement réunies.

L’objectif de la documentation contractuelle est de traduire cet équilibre et de traiter les risques avant la réalisation définitive de l’opération.

AUDIT PRÉALABLE

Savoir précisément ce que l’on achète avant de s’engager

Avant une acquisition, l’analyse ne doit pas se limiter au chiffre d’affaires ou au prix proposé. Il faut comprendre la structure juridique, les contrats, les moyens nécessaires à l’exercice et, en cas d’acquisition de titres, les risques attachés à la société reprise.

Juridique

Statuts, contrats, engagements existants, locaux, équipements, éventuelles sûretés et fonctionnement de la structure.

Financier

Rentabilité de l’activité, endettement, trésorerie et cohérence entre la valeur retenue et la capacité de financement du projet.

Professionnel

Organisation de l’exercice, autorisations ou démarches ordinales nécessaires et compatibilité du projet avec les règles de la profession.

Opérationnel

Personnel, outils, abonnements, fournisseurs, locaux et autres éléments indispensables à la continuité de l’activité après le transfert.

VALORISATION

Un prix ne se résume pas à une formule

La valorisation doit être adaptée à l’activité concernée. Les critères pertinents ne sont pas nécessairement identiques pour un cabinet médical, un cabinet dentaire ou une officine, et doivent être appréciés avec les données économiques réelles de la structure.

Activité

Niveau et composition du chiffre d’affaires, rentabilité, évolution récente et dépendance éventuelle à certains actes ou activités.

Implantation

Localisation, environnement concurrentiel, accessibilité, locaux et potentiel de développement de l’activité.

Moyens d’exercice

Matériel, équipements, personnel, investissements réalisés et dépenses qui devront être engagées après l’acquisition.

Structure financière

Trésorerie, dette, charges et capacité de la future exploitation à absorber le financement de l’acquisition.

FONDS / ACTIVITÉ OU TITRES ?

Le choix du mode de cession change profondément l’opération

Acquisition de l’activité

L’acquéreur reprend les éléments identifiés dans l’acte : patientèle, matériel, contrats ou autres actifs nécessaires à l’exploitation selon le périmètre convenu.

Le travail consiste notamment à définir précisément les éléments transférés et les modalités permettant à l’acquéreur de poursuivre l’activité.

Acquisition des titres

L’acquéreur devient associé de la société existante. Les actifs, contrats et engagements restent logés dans cette société, de même que son historique.

L’audit de la société et l’encadrement des risques antérieurs prennent alors une importance particulière.

COMPROMIS & CONDITIONS SUSPENSIVES

Fixer les règles du jeu avant la cession définitive

Le compromis, protocole ou promesse fixe les éléments essentiels de l’opération et les événements qui doivent intervenir avant que la vente puisse être définitivement réalisée.

Prix

Montant, éventuels ajustements, modalités de paiement et traitement des différents éléments compris dans l’opération.

Financement

Encadrer le délai laissé à l’acquéreur pour obtenir le financement bancaire nécessaire à la réalisation du projet.

Autorisations

Prévoir les démarches professionnelles, administratives ou contractuelles dont dépend la réalisation de l’opération.

Calendrier

Coordonner financement, formalités professionnelles, transfert de l’activité et date de prise d’effet souhaitée.

CESSION DE TITRES

Encadrer les risques antérieurs à l’acquisition

Lorsqu’une opération porte sur les titres d’une société existante, l’acquéreur reprend indirectement une structure ayant déjà une histoire. Les déclarations du cédant et la garantie d’actif et de passif doivent donc être adaptées aux risques identifiés pendant l’audit.

Risques couverts

Identifier les risques juridiques, fiscaux, sociaux, comptables ou professionnels qui doivent être couverts.

Plafond & durée

Définir le montant maximal de la garantie, les seuils éventuels et la période pendant laquelle elle pourra être mise en œuvre.

Garantie de paiement

Lorsque cela est nécessaire, organiser les mécanismes permettant d’assurer l’efficacité financière de la garantie consentie.

TRANSFERT DE L’ACTIVITÉ

Anticiper concrètement le jour de la reprise

Une cession réussie ne s’arrête pas à la signature de l’acte. L’acquéreur doit pouvoir effectivement poursuivre l’activité dans les conditions prévues dès la date de prise d’effet.

Locaux

Bail, convention d’occupation ou autres droits permettant la poursuite de l’activité dans les lieux.

Matériel & équipements

Identifier précisément les équipements transmis et leur état afin d’éviter les incertitudes au moment de la reprise.

Contrats & abonnements

Téléphonie, logiciels, services professionnels, fournisseurs et autres contrats nécessaires au fonctionnement quotidien.

Continuité

Organiser la transition entre cédant et acquéreur et les modalités pratiques permettant d’assurer la continuité de l’activité.

FOCUS PHARMACIENS

La cession d’une officine : une opération particulièrement encadrée

La transmission d’une officine présente des spécificités propres : choix entre fonds et titres, stock, salariés, contrats d’exploitation, financement, calendrier professionnel et démarches auprès des autorités compétentes. Le projet doit donc être préparé suffisamment en amont.

Fonds ou titres

Déterminer le périmètre de la reprise et les conséquences juridiques de chacun des deux schémas.

Stock

Organiser son inventaire, son évaluation et son traitement dans le cadre de l’opération.

Valorisation

Croiser plusieurs indicateurs économiques et tenir compte de l’emplacement, de la rentabilité et du potentiel de l’officine.

Calendrier

Intégrer les délais liés au financement et aux démarches professionnelles et administratives dans le calendrier contractuel.

LES ÉTAPES

Comment se déroule une cession ou une acquisition ?

01

Définir

Identifier le périmètre de l’opération, les parties, le calendrier souhaité et le mode de transmission.

02

Auditer

Analyser l’activité ou la société, identifier les risques et réunir les éléments nécessaires à la négociation.

03

Négocier

Déterminer le prix, les conditions suspensives, les garanties et les principales obligations des parties.

04

Sécuriser

Préparer le compromis ou protocole et organiser la levée des conditions préalables à la vente.

05

Transférer

Signer l’acte définitif, réaliser le transfert et accomplir les formalités nécessaires à la reprise.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Questions fréquentes

Quelle différence entre acheter une patientèle et acheter les titres d’une société ?

Dans le premier cas, l’acquéreur reprend les éléments définis dans l’acte de cession. Dans le second, il acquiert les titres d’une société qui continue d’exister avec son patrimoine, ses contrats, ses droits, ses obligations et son historique. L’analyse des risques est donc différente.

Quand faut-il commencer à préparer une cession ?

Il est préférable d’anticiper suffisamment tôt afin de pouvoir valoriser l’activité, préparer les documents nécessaires, organiser la situation juridique de la structure et intégrer les délais de financement et de formalités professionnelles.

Que doit contenir le compromis ou protocole de cession ?

Il fixe notamment le périmètre de l’opération, le prix et ses modalités, le calendrier, les conditions suspensives, les engagements des parties et les conséquences de la non-réalisation éventuelle de l’opération.

Le financement bancaire doit-il être obtenu avant la signature ?

Le compromis peut être signé avant l’obtention définitive du financement lorsque celui-ci est prévu comme condition suspensive. Le calendrier doit alors laisser un délai réaliste à l’acquéreur pour constituer son dossier et obtenir l’accord bancaire.

Pourquoi réaliser un audit avant d’acheter les titres d’une société ?

Parce que l’acquéreur ne reprend pas uniquement les actifs visibles : il devient associé d’une structure ayant déjà une histoire. L’audit permet d’identifier les engagements et risques existants et de les prendre en compte dans la négociation et les garanties.

Comment valoriser un cabinet ou une officine ?

La valorisation dépend de nombreux éléments : nature de l’activité, rentabilité, chiffre d’affaires, moyens d’exercice, localisation, équipements, perspectives de développement et caractéristiques propres à la profession. Plusieurs approches peuvent devoir être croisées.

Faut-il prévoir une garantie d’actif et de passif ?

Elle est particulièrement importante lorsqu’une opération porte sur les titres d’une société. Son contenu doit être adapté aux résultats de l’audit, aux risques identifiés et aux négociations entre le cédant et l’acquéreur.

Intervenez-vous à la fois pour le cédant et pour l’acquéreur ?

Oui, pour l’un ou l’autre selon le dossier. L’accompagnement est adapté aux intérêts de la partie représentée et aux enjeux propres à son rôle dans l’opération.

Vous préparez une cession ou une acquisition ?

Présentez-moi l’activité concernée, le schéma envisagé et l’état d’avancement des discussions afin d’identifier les étapes et les principaux points à sécuriser.